Bref historique de la langue Bretonne

BIBLIOGRAPHIE : Histoire générale de la Bretagne et des Bretons.

Péninsule armoricaine habitée par des populations gauloises qui connaîtront l’occupation romaine.

Arrivée des Bretons au Vème–VIème siècle (commencée dès le IIIème__IVème siècle selon les historiens modernes).

L’Armorique (Aremori = la région près de la mer) deviendra la Bretagne.

Pays indépendant jusqu’à 1532 ; autonome jusqu’à la Révolution.

Origine des Bretons │Devon (sud-ouest de la Grande Bretagne)

Pays de Galles

Cornouailles britannique

Langues celtiques │ gaulois

langues gaéliques

langues brittoniques

Ce n’est que peu à peu que les langues brittoniques vont se différencier (après le IX ème siècle).

Populations parlant les langues brittoniques } culture commune.

-romans de la Table ronde

-Tristan et Iseult, Perceval – Lais de Marie de France – Littérature arthurienne.

Aide de la toponymie pour rendre compte de la bretonnisation de la péninsule —–>2 zones :

Basse Bretagne et Haute Bretagne :

-Basse Bretagne : population parle breton

-Haute Bretagne : langue française est utilisée.

S’orienter consiste à se tourner vers l’Orient. Idem pour Haut et Bas Léon ; Haute et Basse Cornouaille.

Haut ——> soleil levant Bas ——-> soleil couchant

Puis assimilation : B.B. ——-> Bretagne bretonnante

H.B. ——-> Bretagne francisante

Remarque : place particulière du latin pour les classes privilégiées en Haute et Basse Bretagne.

Le français, langue de l’administration ducale, prend de l’importance après le traité d’Union (1532).

1539 : édit de Villers-Cotterêts : rend le français obligatoire dans tous les actes publics.

Imposition du français après la Révolution et déclin du breton surtout après la guerre de 1914-1918.

Parlers « gallou » : concerne la Haute Bretagne.

parler roman, variante dialectale du français classique.

Les parlers « gallou » trouvent leur place dans les parlers de l’ouest de la France. Jamais eu besoin d’interprètes dans les tribunaux, ouvrages religieux spéciaux,…..

La dévalorisation des parlers de Haute Bretagne est celle de tous les parlers français rangés par les détenteurs de la langue officielle parmi les « patois ». Heureusement, collectage.

gallo ou gallou : qualifie le pays ou les Bretons de langue française.

Dire donc │ parler gallo(u)

pays gallo (u),….

Ce parler est un dialecte du français qui ne diffère pas de l’ensemble des parlers de l’ouest de la France.

gallo ou gallou : dérivé de la racine gall ( = étranger) [cf. le nom de famille Le Gall]

En breton , gall —————> français

En gallois et en irlandais —-> anglais [Donegal = fort des étrangers (Dún na nGall)]

galleg ——–> │ langue française ┐

gall————> │ français ├ à rapprocher de gallou

Bro C’hall —> │ la France ┘

Langue et littérature bretonnes : 3 périodes pour l’histoire de la langue bretonne :

* vieux-breton (avant 1100)

* moyen-breton (1100-1650)

* breton moderne(de 1650 à nos jours).

Le breton a été écrit avant le français (Serment de Strasbourg : 842). [alliance entre Charles le Chauve et Louis le Germanique – Lothaire vaincu]

breton aujourd’hui ——> langue moderne nantie d’une riche littérature.

1°) Le vieux breton (avant 1100) :

Breton issu du brittonique.

Brittonique primitif avant 450

Brittonique tardif : entre 450 et 550.

Vieux breton proprement dit : de 750 ——>1100 environ.

Littérature en vieux breton : documents rares. Langue de l’Etat et des poètes.

Littérature orale surtout.

Lai (mot vieux breton). Perdus pour la plupart. Connus par adaptations en latin ou autres (Lais de Marie de France). Renseignements par Cartulaires (1) et vie des saints.

Nombreuses « gloses » dans les manuscrits (mots en breton pour mots latins difficilement compris par les scribes). 2000 gloses.

Dispersion des documents à cause des invasions normandes (914—> ≈ 935)—-> fuite des moines.

Vieux breton : langue savante * unifiée : enseignement du breton écrit.

vocabulaire « savant » .

c’est la langue de toutes les classes sociales.

* proche du gallois et du cornique ;

différences entre gallois, cornique et breton peu importantes.

Ex : breton cornique gallois français

bara bara bara pain

dour dowr dŵr eau

penn pen pen tête

Divergences à partir du X ème et XI ème siècle (Léon Fleuriot).

(1) Redon, Landévennec, Quimperlé.

. 2°) Le moyen-breton (1100 –1650):

2 périodes : • 1100-1350 : peu de documents connus.

1350-1650 : l’orthographe ne tient pas compte des mutations. Abandon vers 1650 de la technique de la poésie bretonne. Les élites se tournent de plus en plus vers le français. Breton utilisé pour les ouvrages religieux .

1ère charte rédigée entièrement en français : 1321.

Latin reste très important (notamment pour l’Eglise).

Importance croissante du français après 1532.

Basse Bretagne : parle breton

écrit beaucoup en latin (—->17ème siècle et jusqu’à la Révolution).

Avant fin du XVème siècle : documents manuscrits. Imprimerie dès 1484 [1499 :1er dictionnaire français – latin – breton : Catholicon de Jehan Lagadeuc].

Inscription sur pierre ( souvent sur la mort et religion).

Des phrases peintes ont existé aussi.

Poésie étonnante (orale et chantée) [à partir de 1350], utilisant le système des rimes internes (23000 vers connus). Même technique au Pays de Galles.

Système ayant duré + de 1000 ans !

Prophéties(textes longs) [≈ 1450] nombreuses et concernent en particulier le roi Arthur.

Textes poétiques notamment sur la mort.

Théâtre : nombreuses pièces au 15ème et 16ème siècle avec des milliers de vers (près de 14000 vers connus) [surtout textes religieux]. Certains thèmes originaux existent dans ces pièces (ex : l’Ankou). Ifern yen (enfer froid) [comme dans les littératures celtiques].

Place du théâtre importante dans la société malgré les nombreuses interdictions au 16ème siècle.

Chant profane et religieux : Bretons célèbres pour leurs chants et leurs musiciens (ex : Guillaume le Conquérant).

Nombreux chants profanes et religieux. Début des « gwerz ».

Enseignement du breton : Catholicon et Colloques :

Catholicon : imprimé en 1499 à Tréguier.

Colloques : sorte de manuel de conversation français – breton (1626) —–>1915 -73 éditions. Enorme succès.

Grammaire latine en breton (vers 1500).

Textes en prose : sont rares – Surtout religieux au 17ème siècle.

3°) Le breton moderne (après 1650) :

1659 : Sacré Collège de Jésus du père Maunoir.—–> ouvre la période du breton moderne. Très nombreuses missions du milieu du 17ème siècle. Début de l’utilisation écrite des mutations.

Source : Tome 2 – Nouvelle librairie de France – 1990″. résumé du texte de Gwenole Le Menn (CNRS) par Lucien Simon.

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