L’A.B.S.C. en quelques lignes…

Créée en 1978, à l’initiative de Pierre Gallais et Jackez Pincet, l’Association Bretonne des Solistes de Cornemuses (A.B.S.C.) est une association de type loi 1901.Objectifs : L’A.B.S.C. continue de servir de support associatif à toutes actions de formations, didactiques et pédagogiques au moyen de :
- recherches et édition de “dossiers de connaissances”,
- réalisation publique sous forme d’une mise en place de concours, présentations d’instruments et conférences,
- stages de formation pour tous et formation de formateurs (l’A.B.S.C. a participé à la formation de plus de 500 stagiaires dont une quarantaine de jeunes cadres musicaux),
- réunions de propositions, concertations et de décisions collégiales, pour toutes actions relevant de cette pratique et de la formation : l’A.B.S.C. a conquis son véritable statut de grande association régionale, voire nationale qui ouvre ses stages internationalement.Quelques explications :

L’adoption de la cornemuse écossaise en Bretagne au début du XXème siècle, fut également en usage sur le continent européen sous différentes formes. En Bretagne, ce sont les célèbres binious et bombardes, faisant office d’ « oriflamme musical et culturel » de l’identité celtique ou bretonne. Cela ne représente nullement un acte frileux de repli sur soi, mais bien au contraire une ouverture, une contribution que l’on pourrait comparer au rôle que joua jadis la Lutherie italienne de violon de Crémone, c’est à dire la contribution de l’école italienne aux autres écoles, allemande, française, slave d’Europe.

Au début du siècle, les sonneurs traditionnels par couple de biniou-bombarde commençaient à se faire rares. Cependant, un certain Gildas Jaffrenou utilisa, (ainsi que d’autres bretons comme Hervé Le Menn), la cornemuse d’Ecosse comme instrument de soliste au service des circonstances sociales et familiales bretonnes. De plus, les premiers bataillons écossais qui ont débarqué dans le nord de la France en 1914/18 ont laissé derrière eux quelques instruments.

Cet art est divisé en deux grands groupes, l’un étant une musique dite « légère » de marches et de danses, l’autre représentant plutôt une “investigation musicale” plus pure qui a nécessité une profondeur de réflexion et de pensée dans la composition. Tel est le cas du Piobroc’h (Piobaireachd en gaélique) ou musique classique de l’instrument savamment élaboré à partir d’un thème qui conduit à des variations typées utilisant des tempi nuancés et des groupes spécifiques d’appogiatures liant l’ossature mélodique.

Historique du Piobaireachd

La période historique concernée par le début de cette création musicale remonte à la fin du XVème siècle, puis à l’époque des compositeurs : Mac Crimmon, époque considérée comme l’âge d’or au XVI, XVIIème siècle. On peut alors affirmer que l’instrument véhicule de cette musique, est l’un des plus représentatifs en Europe du système musical pentatonique qui constitue la base de la musique populaire quasi universelle et de mélodies antérieures à l’influence harmonique.
Il existe d’autre part un autre genre musical, de formulation aussi classique de le Piobroc’h, datant du XIXème, c’est la suite réglée de composition d’auteurs : Marche-Strathspey-Reel.

Conclusion :

Bien entendu, l’A.B.S.C. ne s’est pas seulement contentée de développer et promouvoir techniquement et qualitativement la pratique de cette expression musicale, qui remonte en Ecosse au XVème siècle.
Actuellement, l’ABSC au travers de ses stages, met l’accent sur l’expression musicale non seulement écossaise mais aussi Irlandaise et bretonne.
Ce phénomène s’est développé dans le monde entier par le biais des anciennes colonies britanniques, mais aussi l’Irlande, les USA, les Pays Arabes (Oman, Palestine), le Japon, l’Afrique du Sud, l’Allemagne, la Suisse, la Belgique et les pays nordiques. Cette démarche dote aujourd’hui la Bretagne de jeunes talents primés aux concours internationaux.

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